Avant le choc de Ligue des champions entre Benfica et Chelsea, José Mourinho a pris le temps de revenir sur son riche passé avec le club londonien. Connu comme l’un des entraîneurs les plus emblématiques de l’histoire du football, Mourinho a joué un rôle essentiel dans la transformation de Chelsea en une puissance européenne sous la direction de Roman Abramovich.
« Le Chelsea d’Abramovich, mon Chelsea, celui que nous avons bâti et qui a perduré pendant de nombreuses années, était un club gagnant. Il a tout gagné – d’abord avec moi, puis avec Carlo Ancelotti, Antonio Conte et Thomas Tuchel. Chelsea était une véritable machine à gagner. L’équipe remportait des trophées chaque saison », a déclaré Mourinho au Daily Mail. Les mots de Mourinho évoquent le souvenir d’une équipe de Chelsea définie par la domination, la résilience et une culture du succès. À son arrivée en 2004, l’entraîneur portugais a transformé le club en l’une des équipes les plus redoutées d’Angleterre et d’Europe. Grâce à l’investissement d’Abramovich, Mourinho a recruté des joueurs clés, a établi une identité défensive forte et a immédiatement remporté des trophées.
Lors de son premier passage à Stamford Bridge, Mourinho a mené Chelsea à deux titres de Premier League consécutifs (2004-2005 et 2005-2006), ainsi qu’à des coupes nationales qui ont consolidé la réputation du club comme nouvelle force dominante de l’Angleterre. Son mélange de discipline tactique, de solidité défensive et d’acuité psychologique a fait de Chelsea un adversaire redoutable. Mais l’influence de Mourinho s’est étendue au-delà de son propre mandat. Il a posé les bases d’une mentalité de gagnant qui a perduré au fil des ans. Les entraîneurs qui lui ont succédé, tels que Carlo Ancelotti, qui a remporté le doublé national en 2010 ; Antonio Conte, qui a ramené le titre de Premier League en 2017 ; et Thomas Tuchel, qui a mené Chelsea au titre de Ligue des champions en 2021, ont tous bénéficié de la culture de la victoire inculquée par Mourinho et Abramovich.
« Chelsea était une véritable machine à gagner », a souligné Mourinho. « L’équipe a remporté des trophées chaque saison.» Cette affirmation s’est vérifiée pendant près de deux décennies. Des titres de champion aux FA Cups, en passant par les trophées européens, les Blues sont devenus le symbole d’un succès durable. Pourtant, Mourinho a également souligné le contraste saisissant entre ces années fastes et la situation actuelle. « Puis sont arrivés de grands changements, avec des investissements délirants et une période de plusieurs années où le club semblait avoir perdu le cap : trop de joueurs, trop de millions dépensés, une accumulation de joueurs et une équipe sans philosophie claire. Ce furent deux années difficiles. Pour quelqu’un qui aime ce club, c’était difficile.»

Ses propos font allusion aux turbulences de Chelsea depuis la fin de l’ère Abramovich et le rachat par un nouveau propriétaire. Si les investissements ont afflué, l’absence de stratégie cohérente à long terme a laissé l’effectif pléthorique et incohérent. En peu de temps, des centaines de millions ont été dépensés en transferts, mais les résultats n’ont pas été à la hauteur des sommes investies.
La « machine » Chelsea, autrefois redoutée, semble désormais incertaine, tiraillée entre sa reconstruction et sa tentative de maintenir son statut parmi l’élite européenne. Les supporters sont frustrés par le manque de stabilité, les changements constants d’entraîneurs et l’absence d’une identité de jeu claire. Pour Mourinho, qui se sent toujours profondément attaché au club, assister à ce déclin a été douloureux.
Les réflexions de José Mourinho mettent en lumière à la fois les sommets atteints par Chelsea sous la direction d’Abramovich et les difficultés rencontrées ces dernières années. Pour lui, le Chelsea d’antan était un « club gagnant », acharné dans sa quête de trophées et uni par une philosophie claire. Le nouveau Chelsea, selon lui, a souffert de dépenses excessives et d’un manque de direction, érodant les fondements qui ont fait son succès.
Alors que Benfica se prépare à affronter Chelsea, les propos de Mourinho sont à la fois nostalgiques et prudents. L’âge d’or du club est peut-être révolu, mais ses commentaires soulignent l’importance de retrouver une identité claire si Chelsea espère retrouver les sommets du football européen.